Cohérence comptable. Analyses précises. Prévisions améliorées. Détermination simplifiée de la juste valeur. Ce ne sont pas seulement des mantras rassurants pour les experts-comptables agréés. Ce sont les bénéfices concrets pour les entreprises qui investissent dans l’automatisation de leur fonction financière, et en particulier de la reconnaissance du chiffre d’affaires.
Nous examinons ici les 4 principaux avantages de l’automatisation de la reconnaissance du chiffre d’affaires afin de vous permettre d’identifier les risques et les freins liés à l’absence d’automatisation pour votre entreprise.
Le « swivel » financier (ce mouvement que trop de professionnels de la finance effectuent en passant d’un tableur à l’autre pour rassembler des données disparates) est inefficace et source d’erreurs. Imaginez ce que votre organisation pourrait accomplir si votre équipe financière n’avait plus à perdre du temps et de l’énergie sur des tâches manuelles.
Selon une étude du Hackett Group, l’utilisation efficace de la technologie au sein des directions financières contribue à la performance supérieure des entreprises de référence. Les conclusions de ce cabinet de conseil international estiment qu’une entreprise type réalisant 10 milliards de dollars de chiffre d’affaires pourrait économiser jusqu’à 51 millions de dollars en réaffectant les talents financiers, en restructurant le modèle de prestation de services et en modernisant ses outils technologiques, libérant ainsi des ressources pour des activités à plus forte valeur ajoutée et pour l’innovation.
Ce même rapport souligne deux autres caractéristiques des directions financières d’excellence : un taux d’erreur sur la facturation client inférieur de 48 % à celui des entreprises classiques, et la capacité à produire des prévisions 30 % plus rapidement et avec une plus grande précision. Des décisions d’allocation des ressources plus intelligentes et plus rapides sont rendues possibles par un haut niveau de confiance dans la qualité des prévisions.
Comme le souligne Jim O’Connor, responsable mondial du conseil Finance et GBS chez Hackett Group : « Les directions financières travaillent depuis un certain temps à la réduction des coûts, une tendance qui va se poursuivre. Mais il est clair qu’il existe un nouvel élan pour trouver des moyens innovants de réaffecter les économies afin de soutenir la croissance de l’entreprise. »
À retenir : Si vos systèmes actuels (ou leur absence !) freinent l’innovation au sein de votre entreprise, vous avez besoin d’un système d’automatisation des revenus qui vous aide à adapter vos processus de reconnaissance du chiffre d’affaires pour accompagner la croissance, qu’il s’agisse de l’intégration de nouveaux flux de revenus issus de filiales, de la transformation digitale ou d’une introduction en bourse.
À mesure que l’économie numérique se développe, nous assistons à une multiplication des modèles économiques centrés sur le client et à des évolutions dans la manière dont les entreprises suivent, calculent et déclarent leurs revenus. Les changements de normes comptables telles que l’ASC606 et l’IFRS15 ne font qu’accentuer la complexité liée à la reconnaissance du chiffre d’affaires — et cela ne fera que devenir plus complexe et difficile à gérer. Les équipes Finance qui s’appuient sur des processus manuels ne pourront tout simplement plus suivre.
En l’état, les professionnels de la finance, tous métiers confondus, consacrent trop de temps à des tâches manuelles. Par exemple, selon un récent Finance Effectiveness Benchmark de PwC, même parmi les entreprises du premier quartile, les analystes passaient 40 % de leur temps à collecter des données, au lieu de les analyser.
Prenons l’exemple d’une entreprise SaaS B2B (et cliente de Zuora) dont la gestion des offres groupées complexes et des modifications contractuelles, avant l’automatisation du revenu, nécessitait plus de 10 personnes pour clôturer les opérations en cinq jours. Ou encore celui d’un grand groupe du Fortune 500 dans le secteur matériel/logiciel, dont les nouvelles offres de services exigeaient 60 comptables spécialisés pour suivre les modifications contractuelles et les ajustements de revenus (avant Zuora).
Ce même rapport de PwC a montré que les responsables financiers améliorent les résultats de l’entreprise notamment en « passant moins de temps sur les tâches transactionnelles ». En éliminant les inefficacités, « sur de nombreux processus financiers clés, l’automatisation et l’optimisation des processus peuvent réduire les coûts de 35 à 46 % ».
Imaginez la valeur directe que les directions financières pourraient apporter à l’entreprise si elles n’étaient pas autant accaparées par le traitement manuel…
À retenir : Si les cas d’usage se multiplient et que la complexité s’accroît, et que vous constatez qu’augmenter les effectifs n’est qu’un pansement, alors il est temps d’adopter une solution d’automatisation de la reconnaissance du chiffre d’affaires.
Le travail manuel ne conduit pas seulement à des inefficacités et à des délais de clôture prolongés ; il peut également entraîner des risques de non-conformité. À mesure que le volume et la complexité des revenus augmentent, la nécessité de garantir que la reconnaissance du chiffre d’affaires soit complète, cohérente et exacte devient plus cruciale — et plus difficile à assurer.
Ne vous faites pas d’illusions : il est impossible de passer inaperçu.
Sans citer de noms… il semble qu’il ne se passe pas un jour sans qu’un nouveau reportage n’annonce que l’AMF (l’Autorité des marchés financiers) ou la SEC accuse une entreprise de fraude comptable pour avoir présenté une situation financière trompeuse.
En réalité, les autorités renforcent leur vigilance en matière de fraude comptable, en examinant un large éventail de problématiques, notamment la manière dont les entreprises comptabilisent leurs revenus, l’évaluation correcte de leurs actifs et engagements, ainsi que la transparence de l’information communiquée aux investisseurs.
Car, comme le rappelle Marketplace : « un euro est un euro est un euro » semble être une évidence, mais ce n’est pas toujours le cas en comptabilité d’entreprise.
Et lorsqu’il s’agit de la reconnaissance du chiffre d’affaires pour des services, la situation se complique davantage. Contrairement à la vente de produits, il ne suffit pas de vendre l’article et de l’enregistrer immédiatement comme revenu. Pour les prestations de services, le chiffre d’affaires ne peut être reconnu qu’une fois la prestation effectivement réalisée. C’est complexe.
Il est vrai que certaines entreprises contournent ou enfreignent parfois les règles pour embellir leurs résultats, mais des erreurs de reporting peuvent également survenir de manière involontaire — souvent à cause d’une erreur humaine lors d’une saisie manuelle.
Un exemple parlant : cette vieille histoire édifiante concernant RedEnvelope Inc. (désormais intégrée à Personal Gifts). Il y a quelques années, la Saint-Valentin a provoqué une chute de plus de 25 % du cours de l’action. Cette dégringolade faisait suite à des prévisions de résultats trimestriels fortement revues à la baisse, attribuées non seulement à des ventes décevantes, mais aussi à une simple erreur de saisie dans une cellule de tableur.
Ce chiffre erroné a faussé les prévisions de coûts, entraînant une surestimation de la marge brute qui — selon les experts ayant analysé l’incident — a probablement conduit au départ du directeur financier, mis en lumière une faiblesse majeure dans les contrôles de reporting financier, et déclenché un audit approfondi des pratiques comptables de l’entreprise.
La morale de cette histoire ? Il suffit d’un seul chiffre mal saisi dans un tableur pour compromettre vos opérations financières, ainsi que votre réputation professionnelle et personnelle.
À retenir : Lorsque vous souhaitez vous affranchir des risques liés au jugement humain et aux erreurs de saisie dans les tableurs pour le calcul du chiffre d’affaires, l’automatisation de la reconnaissance du revenu vous apporte la garantie d’un processus complet, cohérent et fiable.
Réfléchissez aux bénéfices indirects de l’automatisation des services financiers, en particulier la reconnaissance du chiffre d’affaires, du point de vue des observateurs extérieurs (notamment les investisseurs).
La cohérence comptable est essentielle. Mais comment garantir l’application systématique de vos règles de reconnaissance du chiffre d’affaires sur toutes les transactions similaires traitées de façon répétée ? Lorsqu’on gère de gros volumes, l’incohérence peut s’installer, mais un processus défini et validé permet de l’éliminer.
Une fois les données intégrées dans le système, la présence d’informations homogènes et fiables permet des analyses et des prévisions bien plus précises que ce qu’offrent des tableurs disparates et des interventions humaines.
La cohérence comptable se répercute également sur la détermination de la juste valeur, une tâche bien plus aisée à réaliser lorsqu’un historique de données conséquent alimente un processus automatisé de gestion du chiffre d’affaires.
Connaître la valeur annuelle des contrats d’une entreprise permet d’évaluer l’intérêt d’une opportunité d’investissement. Il s’agit de comprendre le flux de revenus en maîtrisant cette valeur au début, au milieu et à la fin d’un accord.
L’automatisation des processus garantit une cohérence qui se traduit par des cycles de clôture plus rapides, une réduction significative des honoraires d’audit et un renforcement des contrôles internes. En résumé, un traitement systématique des données réduit le risque de retraitements comptables et la perte de plusieurs millions d’euros qui peut en découler, sans parler de l’impact positif sur la confiance des investisseurs.
À retenir : Si vous en avez assez de douter de vos données et des clôtures longues et laborieuses qui mobilisent vos équipes pendant des jours, il est grand temps de passer à l’automatisation de la reconnaissance du chiffre d’affaires.
Ainsi, comme vous l’avez probablement déjà constaté, la question n’est plus de savoir s’il faut automatiser votre processus de gestion des revenus, mais comment le faire. Recherchez une plateforme configurable selon vos modèles économiques et règles de reconnaissance de revenus, capable d’intégrer des données provenant de n’importe quelle source, et conçue pour gérer des notions complexes telles que les modifications contractuelles et le prix de vente unitaire (SSP).
Le degré d’automatisation est essentiel. Selon Jagan Reddy, SVP Zuora RevPro, un logiciel d’automatisation des revenus doit atteindre un taux d’automatisation d’au moins 80 %, « sinon, les chiffres de revenus finiront dans des tableurs, sans aucun retour sur investissement pour votre solution d’automatisation ».
Le retour sur investissement d’une automatisation suffisante des revenus est évident : réduction des tâches manuelles et des délais de clôture, diminution des risques de non-conformité et d’audit, et facilitation des stratégies de croissance de l’entreprise.
Compte tenu de ces avantages évidents, est-il surprenant que l’automatisation des opérations financières continue de gagner du terrain, non seulement comme mesure de protection, mais aussi comme levier essentiel pour atteindre l’excellence et la croissance au sein des entreprises ?